Regardez et téléchargez cette vidéo sur Urmedium.com
L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
1. Centrafrique : l’Occident continue sa campagne contre Touadera
Comme prévu, l’Occident veut absolument des violences et des déstabilisations au sein de la Centrafrique.
Le média mainstream Jeune Afrique, tout comme les autres médias mainstream, continuent tous leur campagne dénigrante à l’encontre de la Centrafrique. Le but étant de montrer une image encore tendue et le but de cet article pourrait aussi être une sorte de menace.
L’article parle du quartier musulman du PK5, qui selon les médias mainstream serait encore insécurisé et dont les risques de violence seraient encore palpables.
Cet article apparaît sur la toile après la mort de l’imam Oumar Kobine Layama. L’homme était une figure reconnue pour ses efforts de médiation entre les communautés au plus fort de la crise qui déchirait la Centrafrique en 2013.
Comme Zoom Afrique en avait parlé dans un précédent article, la mort de cet imam pourrait servir de moyen aux Occidentaux comme l’ONU et la France pour raviver des tensions à l’approche des élections pour non seulement déstabiliser le gouvernement de Touadera, mais aussi pour pouvoir trouver le moyen de se redéployer dans le pays.
Il est important de rappeler que les tensions interethniques ou interconfessionnelles au sein des pays d’Afrique, et en l’occurrence en Centrafrique, n’existent pas. Ce sont des conflits provoqués par des entités extérieures afin de mettre en place des leviers de pression sur les gouvernements en place.
Depuis l’investiture du président centrafricain Faustin Archange Touadera, le pays a retrouvé la paix, car le gouvernement s’est détaché de l’Occident pour favoriser les partenariats gagnant-gagnant dans le but de développer le pays.
Ce détachement de la Centrafrique, de la France et de l’ONU, et aussi le rapprochement avec la Russie reste une pilule difficile à avaler pour ces Occidentaux qui veulent seulement garder le pays dans un chaos pour pouvoir en piller les ressources naturelles. La population centrafricaine n’est absolument pas prête à revoir débarquer de nombreux contingents qui prétendent vouloir assurer la sécurité du pays. Or, c’est le rôle des Forces armées centrafricaines d’assurer la sécurité et non aux militaires occidentaux, avec qui la population a eu de nombreux problèmes de violence, de viol sur mineur et d’acte de racisme. De nombreuses plaintes ont été enregistrées par beaucoup de Centrafricains, mais elles ont toutes été classées sans suite. Ce qui a fait perdre la crédibilité de l’ONU qui prétend constamment vouloir défendre les droits de l’homme, et aussi celle des militaires français.
La population et le gouvernement centrafricain se sont unis pour remettre le pays en état en faisant renaître les FACA et en privilégiant les partenariats gagnant-gagnant, ce n’est certainement pas pour faire un retour en arrière, et ce, pour servir des intérêts avides néocoloniaux !
2. Mozambique: les médias mainstream jouent un rôle assez particulier
Alors que le pays est victime d’accord sournois entre les multinationales française et américaine et les terroristes affiliés à Daech, les médias mettent constamment en avant les catastrophes humaines, les déplacements des habitants de Cabo Delgado et les tueries suite à l’invasion des éléments de Daech dans cette zone, d’autres exactions sont pourtant bien cachées. Les déplacements des habitants ne seraient peut-être pas seulement dus à la présence de Daech dans la région.
La France est en première ligne, au mépris de toutes considérations écologiques, par le biais des banques et de la Caisse des Dépôts, pour exploiter le filon.
Ce mardi 1er décembre, un journal a révélé la participation financière active de la Caisse des Dépôts dans un projet d’extraction de gaz, baptisé « Coral South » et situé sur le continent africain, dans les eaux du Mozambique.
Un rapport datant du 15 juin 2020 signé « Les Amis de La Terre » fait observer qu’entre 2005 et 2013 un volume de 5000 milliards de m3 de gaz a été découvert au large du Mozambique. De quoi attiser l’appétit des grandes puissances impérialistes, et en premier lieu de la France. Trois projets de développement d’infrastructures sont alors en cours : Mozambique LNG, Rovuma LNG et Coral South FLNG. L’investissement total prévu s’élève à 50 milliards de dollars. L’État français, fortement impliqué dans certains de ces projets, fait fi des impacts écologiques liés à l’industrie des énergies fossiles ainsi qu’à l’impact social induit par le déplacement des populations que provoquera l’installation de ces infrastructures.
Pour preuve, la Caisse des Dépôts et Consignation (CDC) qui est une institution financière française publique, dont la SFIL - banque publique de développement française et filiale de la CDC – participe sous forme de refinancement à hauteur de 148 millions d’euros au projet « Coral South ». À ses côtés, Bpifrance, un autre organisme de financement public français présidé par la Caisse des Dépôts, finance le projet à hauteur de 450 millions d’euros. L’État français participe alors à ce projet controversé en donnant 598 millions d’euros sur les 7,4 milliards investis : soit 10 % du projet.
Il semble que cette implication de l’État dans le financement d’énergie fossile soit monnaie courante : la députée écologiste Delphine Batho explique que sans le soutien de l’État, nombre de projets décriés écologiquement ne pourraient voir le jour. En effet, les banques privées se montrant réticentes face aux facteurs de risques de ses projets préfèrent parfois rester en retrait, nécessitant ainsi un financement public.
Au regard des nombreuses déclarations du gouvernement en faveur d’une prise de conscience écologique, l’exemple concret de cette exploitation écocide au Mozambique - au même titre que les tergiversations autour du glisophate ou bien encore la réautorisation du néonicotinoïde, cet insecticide tueur d’abeilles en août dernier - démontre que les discours écologistes du gouvernement ne sont que des postures de façades. Et ceci à tel point que l’État en vient à se contredire légalement, sacrifiant ses propres règles sur l’autel des profits : la CDC rend des comptes directs à une commission gérée par le Parlement et est régie par l’article L.518-2 du « Code monétaire et financier », qui stipule qu’elle est censée agir sur le développement économique local et national notamment dans le domaine du développement durable.
La crise écologique est désormais un sujet phare au sein du vaste espace politique. Les diverses prises de parole d’Emmanuel Macron prennent parti en faveur d’une responsabilisation des États et des banques concernant les financements qu’elles effectuent. Plus d’énergie renouvelable, moins de projets polluants. Pour autant, l’État français se retrouve à financer des projets lourds en conséquence écologiques et humaines. Que dire de cette contradiction ?
Mis à part que ces contradictions vont plus loin que ça.
Les liens entre Daech, la France et les États-Unis ne font plus de doute. La France et Daech sont de mèches sur le continent africain. Au Mali par exemple, ce sont les éléments d’al-Qaïda qui sont visés par les Forces armées françaises et jamais les éléments de Daech. Même chose au Mozambique, Cabo Delgado est sous le contrôle de Daech, mais cela n’entrave aucunement la présence et l’exploitation des ressources de la région de Cabo Delgado par ces mêmes multinationales.
D’autant plus que, le bilan des attaques de Daech qui se sont produites début novembre dans le nord du Mozambique ne cesse de s’alourdir. Le mardi 10 et mercredi 11 novembre, une cinquantaine de tués dans le district de Muimbe, dans la province du Cabo Delgado, suscitent une émotion internationale, de l’ONU au président français Emmanuel Macron.
Les seules réactions de la part de la Communauté internationale ont été que l’ONU a exhorté le Mozambique à enquêter sur les massacres des villageois dans le nord du pays.
L’attention est habilement détournée, les éléments de Daech prennent d’assaut les unes des médias mainstream, mettant en avant des cinquantaines de morts, alors la Communauté internationale passe à côté ou ferme les yeux sur les vraies tueries de masse qui se produisent au Mozambique, non seulement écologiquement qu’humainement.
L’armée mozambicaine, seule et indépendante, met pourtant tout en œuvre pour sécuriser les régions du pays en proie aux terroristes comme Daech et les multinationales comme Total et Exxonmobile. La seule chose dont elle a besoin, c’est un approvisionnement en armes et en munitions pour mener à bien ses opérations de sécurisation. Les Mozambicains sont d’ailleurs aussi nombreux à vouloir prêter main-forte aux forces de sécurité nationale.
3. La Corne de l’Afrique s’unit pour faire face à l’assaut de l’axe israélo-américain
Une chose est sûre, c’est que de plus en plus de pays se rallient ensemble pour se soutenir et pour mettre en place de grands projets qui développent la région de la Corne de l’Afrique.
Après le non retentissant de Djibouti à Israël, ce petit pays d’Afrique de l’Est, pourtant si convoité de par sa position stratégique, le pays a lancé un chantier naval, une infrastructure quasi unique sur le continent. Les travaux vont durer 2 ans et coûter 200 millions de dollars. Il est important de signaler que le projet fait la fierté du pays. Le président djiboutien, Omar Guelleh, a déclaré que « le pays devait se doter d’une telle infrastructure qui n’existe nulle part ailleurs dans la région ». L’autre chantier naval africain se trouve en Côte d’Ivoire et qui sert déjà aux Occidentaux.
Le président de l’Autorité des Ports a expliqué en quoi consiste la fonction du site. Il permettra donc la réparation, l’entretien et la maintenance des navires, ce qui permettra à Djibouti de devenir un guichet unique. Le chantier naval proposera ainsi la fourniture d’hélices, de gouvernails, de safrans et des réparations moins lourdes comme celles des pompes, valves, systèmes de navigation et moteurs. Une cale sèche constitue l’équipement majeur. Le projet s’inscrit donc dans la volonté djiboutienne de devenir un carrefour maritime international. Le pays possède déjà 6 ports. Il compte en construire une dizaine d’autres. Une vision due à la position privilégiée du pays sur la mer Rouge, au cœur de la deuxième route maritime commerciale du monde, avec 3 000 navires gros porteurs à destination de l’Europe qui transitent au large de ses côtes chaque année. Son voisin éthiopien ambitionne aussi de devenir une grande puissance économique. D’autant plus que Djibouti et l’Éthiopie sont convenus de renforcer davantage leur intégration économique.
C’est du moins ce qui en ressort de l’entretien en aparté entre le chef de l’État djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh, et la présidente de l’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, qui a entamé dimanche une visite officielle de deux jours à Djibouti, selon un communiqué de la présidence djiboutienne.
Exprimant leur satisfaction quant aux relations étroites et privilégiées qu’entretiennent leurs deux pays, les deux dirigeants ont affiché à cette occasion leur détermination commune à poursuivre les efforts d’intégration économique qui relie Djibouti à Addis Abeba, indique le communiqué.
Par ailleurs, plusieurs sujets d’intérêt commun, dont le partenariat stratégique entre les deux pays ou encore les derniers développements de la situation dans la région du Tigré, ont été évoqués lors de cette rencontre.
Djibouti et l’Éthiopie, qui se veulent être un exemple d’intégration économique pour cette partie de l’Afrique, sont liés par plusieurs projets d’infrastructures régionaux, notamment deux projets de chemin de fer une ligne reliant les deux capitales et une autre qui raccorder à Tadjourah à la ville éthiopienne de Mekele, un corridor routier, un projet d’autoroute, deux lignes d’interconnexion électrique, un projet d’adduction d’eau potable, un projet de gazoduc.
La ligne de chemin de fer, tout comme le barrage de la Renaissance, et les projets que le triangle Djibouti, Éthiopie et Érythrée mettent en place vont entièrement à contre sens de ce que les occidentaux avaient prévu de faire.
L’Érythrée a signé un projet portuaire avec la Russie, de l’autre côté, la Chine investit notamment dans la ligne de chemin de fer Éthiopie-Djibouti, et Djibouti a mis dehors les Émiratis pour développer son port et apporter aussi un certain équilibre entre les bases occidentales présentes dans le pays, en autorisant le déploiement d’une grande base chinoise.
Outre la réconciliation entre l’Éthiopie et l’Érythrée, Addis Abeba et Asmara ont aussi contribué à une relance du secteur pétrolier du Soudan du Sud pour développer le pays, mais aussi pour l’acheminer vers le voisin le Soudan. Et ensuite, le Soudan et l’Éthiopie ont convenu de la construction d’un oléoduc qui relie les deux pays.
Suite aux grandes ambitions de ces pays de la Corne de l’Afrique, les États-Unis et Israël ont particulièrement visé cette région pour empêcher qu’un tel développement se fasse. C’est pourquoi il y a une guerre qui a été provoquée dans le pilier central de ces projets, à savoir l’Éthiopie. Tout en essayant de faire intervenir l’Érythrée, qui est restée fidèle à son voisin éthiopien. Le Soudan était aussi en proie à de nombreuses menaces de la part de Washington afin qu’il normalise avec Israël, qui l’empêcherait de rejoindre ce trio de la Corne de l’Afrique.
Le Soudan du Sud a besoin quant à lui de se débarrasser des groupes armés qu’Israël a mis en place pour garder le pays dans une certaine déstabilisation afin de l’empêcher d’alimenter le Soudan en ressources pétrolières. D’ailleurs, sachant cela, l’ONU a donc décidé de maintenir l’embargo sur les armes pour empêcher les soldats sud-soudanais de sécuriser le pays. Le voisin ougandais a d’ailleurs contourné cet embargo.
Le comité des experts de l’ONU chargé du contrôle des sanctions imposées au Soudan du Sud recommande le maintien de l’embargo sur les armes imposé à ce pays depuis 2018 dans un rapport au Conseil de sécurité publié mardi. Dans ce document, les experts demandent aussi que le Conseil de sécurité, qui doit se pencher en décembre sur les dispositions coercitives à l’égard du Soudan du Sud, « prenne des mesures pour faire en sorte qu’il soit mieux appliqué ». Ils soulignent notamment que l’Ouganda s’est rendu coupable de « violations de l’embargo sur les armes » lorsque les Forces de défense populaires ougandaises ont pénétré cette année en territoire sud-soudanais, notamment le 27 octobre.
Une réaction en chaîne qui montre non seulement les bâtons que l’Occident tente de mettre dans les roues du développement de la région, et surtout, ce qui est de plus en plus visible, c’est l’union qui se met en place autour des pays africains de la région pour faire face aux exactions de l’Occident ! Plus aucun d’entre eux ne tombe dans les pièges grossiers que leur tendent aussi bien Israël que les États-Unis. L’union entre les pays dans la région Est du continent s’étend de plus en plus, et s’agrandit au fur et à mesure que l’Occident tente de saper cette union. En d’autres termes, c’est l’axe de la Résistance qui s’agrandit !